Si vous traînez ici de temps en temps, vous savez que j’ai un faible pour les vieux JDR (Jeu de Rôle, sur table), mais aussi les premiers Star Wars.
Et quand on parle l’un ou l’autre , le premier JDR Star Wars de West End Games (1987), édité en VF par Descartes, reste pour moi une référence absolue. C’est simple, c’est «pulp», et ça capture l’essence de la trilogie originale comme aucun autre jeu depuis.
Même si on a fait mieux en space-opera depuis, la licence Star Wars à l’avantage d’être connue de tous (en tout cas les gens qui n’ont jamais vu un seul film ne connaitront sûrement pas non plus Firefly, BattleStar Galactica ou The Expanse), très riche en lore, ca ne se prend pas trop au sérieux, c’est pas très regardant sur les lois physiques, et surtout ca donne accès a des supports visuels et encyclopédiques facilement, ce qui est très appréciable pour un MJ pour préparer, improviser et se faire comprendre.
C’est d’ailleurs ce projet qui a considérablement enrichi l’univers de Star Wars, et a été utilisé comme support créatif par de nombreux auteurs talentueux qui ont écris des romans Star Wars parfois meilleurs que les films. (Romans que Disney a totalement renié pour faire de la place à leur désastre cinématographique, avant d’en recycler beaucoup d’idées, faute de faire mieux)
Et parmi les 3 versions qui ont été publiées par WEG (1ère, 2ème, 2ème Révisée), ma préférence va à la 1ère, la plus simple.
Mais on ne va pas se mentir : en 2026, certaines mécaniques ont pris un coup de vieux. Compter des sommes de 15 dés pour un jet de tir ou gérer les «+1/+2» (les fameux pips), ça ralentit la narration. Et je ne vous parle même pas de la complexité des combats spatiaux de la 2ème édition qui transforment une poursuite de chasseurs TIE en partie d’expert comptable.